Droits d'Auteur en Photo et Vidéo : Guide Pratique pour Protéger Vos Projets et Mon Travail de Photographe
Disclaimer :
Cet article est à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil juridique formel. Les lois sur les droits d’auteur peuvent varier selon les contextes, et je vous recommande vivement de consulter un avocat spécialisé en propriété intellectuelle pour des conseils adaptés à votre situation spécifique.
Introduction : Les Bases des Droits d’Auteur et des Droits d’Utilisation
Bonjour à tous !
Vous êtes un client qui commande des photos ou des vidéos, ou simplement curieux de savoir comment fonctionne ce monde créatif, alors bienvenue. Imaginez rapidement : vous payez un service pour une superbe photo de paysage ou une vidéo dynamique pour un événement d’entreprise – dés la création, dés ce moment ceci est devenu une œuvre protégée.
En France, le droit d’auteur est régi par le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI), qui s’aligne sur des conventions internationales comme la Convention de Berne. Selon l’article L111-1 du CPI, le droit d’auteur naît automatiquement à la création de l’œuvre, sans besoin de dépôt ou d’enregistrement officiel. Automatiquement ! Aucun papier, rien ! : c’est une création originale et personnelle.
Qu’est-ce que ça signifie pour vous ?
Les droits d’auteur se divisent en deux grandes catégories : les droits moraux et les droits patrimoniaux.
Les droits moraux :
c’est comme le coeur de l’œuvre, ils protègent votre lien personnel que vous avez avec l’oeuvre. Par exemple, le droit à la paternité, c’est à dire être crédité comme auteur. Le droit à l’intégrité c’est à dire : empêcher des modifications qui déforment votre création. Comme le précise l’article L121-1 du CPI. Ces droits sont inaliénables, ce qui signifie que vous ne pouvez pas les vendre complètement ; ils restent à vous pour toujours.
Les droits patrimoniaux :
Ils concernent l’exploitation économique : le droit de reproduire l’œuvre, par exemple l’imprimer ou la copier, la représenter. Comme la diffuser en public ou en ligne. D’après l’article L122-1 du CPI.
Les droits d’utilisation :
Souvent confondus avec la propriété totale. Quand vous achetez une photo ou une vidéo, vous n’achetez pas l’œuvre elle-même, mais une « Licence » pour l’utiliser dans des conditions spécifiques. C’est ce qu’on appelle une licence c’est donc une cession de droits. Par exemple, une licence peut autoriser l’usage sur un site web pour un an, mais pas pour une campagne publicitaire nationale. En France, le CPI exige que ces cessions soient écrites et précises (article L131-3), pour éviter les ambiguïtés. Pensez-y comme à une location d’appartement : vous pouvez y vivre, mais pas le repeindre en jaune fluo sans l’accord du propriétaire ! La Convention de Berne étend cette protection internationale, assurant que vos droits sont reconnus dans plus de 180 pays, ce qui est super pour des projets internationaux, surtout quand c’est pour une agence.
Pourquoi est-ce important ? Parce que comprendre ces bases vous aide à naviguer sereinement dans le monde des « licences des images et vidéos clients » et à éviter des pièges qui peuvent coûter très cher.
Alors comment vous protéger en tant que client ? Comment protéger mes droits en tant que photographe et vidéaste. Prêts ?
Se protéger en tant que client : Éviter les pièges et adopter les bonnes pratiques
En tant que client, vous voulez utiliser des photos ou vidéos pour booster votre visibilité, améliorer votre communication et transmettre des messages au travers d’une histoire forte. Un site e-commerce, des posts Instagram, ou une vidéo YouTube…
Mais sans vigilance, un petit oubli sur les droits d’auteur photo vidéo peut tourner au cauchemar. Imaginez que vous trouvez une belle image sur Google et la postez sur votre page : boum, un avis de contrefaçon arrive, avec des amendes potentielles. En France, la contrefaçon est punie sévèrement par l’article L335-2 du CPI, qui prévoit jusqu’à 300 000 euros d’amende et même de la prison dans les cas très graves. Pas de panique !
Quelles sont les risques et les solutions ?
D’abord, les risques courants. Un classique : utiliser du contenu sans licence. Les photos et vidéos sont des œuvres protégées dès leur création, ce qui inclut explicitement les œuvres photographiques et audiovisuelles. Si vous téléchargez une vidéo sans payer les droits, ou modifiez une photo sans permission, c’est comme emprunter la voiture d’un ami sans demander, sympa au début, mais ça peut très vite devenir un gros problème si ça dérape. Sur les plateformes comme YouTube, les algorithmes détectent automatiquement les infringements via des outils comme Content ID, menant à des blocages ou des monétisations forcées pour l’auteur original.
Autre piège : ignorer les éléments composites dans une vidéo. Une musique de fond sous licence ? C’est un claim direct. Ou des personnes filmées sans leur accord ? Ça touche au droit à l’image, protégé par l’article 9 du Code civil, qui exige un consentement pour des usages commerciaux.
Heureusement, se protéger est plus simple qu’il n’y paraît. Veillez simplement à posséder les licences d’exploitations de vos images, photos et vidéos. Sécurisez-vous ! Ces licences sont comme des contrats de location. – royalty-free pour des usages illimités (mais avec limites thématiques), ou rights-managed pour des besoins précis (durée, territoire). En France, assurez-vous que tout est écrit, car le CPI l’exige pour les cessions de droits (article L131-2).
Pour les vidéos, vérifiez tout : musique, personnes visible, et obtenez des « model releases » pour les personnes apparaissant. Si vous travaillez avec un pro comme moi, nos contrats intègrent ces protections – je précise les droits cédés, évitant les surprises. Et pour l’international ? La Convention de Berne assure une protection automatique à l’étranger, mais adaptez aux lois locales si besoin.
Voici une checklist pratique pour vous protéger en tant que client (imprimez-la ou sauvegardez-la !) :
- Vérifiez la source : Est-ce libre de droits ? Utilisez des outils comme Google Reverse Image Search pour tracer l’origine.
- Lisez les licences : Durée, territoire, modifications autorisées ? Pas de suppositions !
- Obtenez des consents écrits : Pour les personnes (droit à l’image) et les éléments tiers (musique, logos).
- Archivez tout : Gardez les contrats et preuves d’achat pour prouver votre bonne foi.
- Surveillez les plateformes : Sur YouTube ou Instagram, activez les notifications pour les claims.
- Consultez un expert : Avant un gros projet, parlez à un avocat pour valider.
Les droits du photographe et du vidéaste : Comment je me protège pour mieux vous servir
Maintenant, changeons de perspective :
Parlons de mes droits en tant que photographe et vidéaste. Pourquoi ? Parce que comprendre ça renforce notre partenariat, entre vous et moi.
Vous savez ce que je protège, et je continue à produire du contenu qualitatif pour vous. C’est une relation win-win.
Mes droits commencent par les bases du CPI : comme auteur, j’ai les droits moraux inaliénables. Imaginez ma photo comme une recette de famille – je veux qu’on cite la source (paternité, article L121-2) et qu’on ne change pas les ingrédients sans mon avis (intégrité, article L121-1). Ça signifie que si vous utilisez ma vidéo, créditez-moi (« Photo par Vincent | Infini Horizon Studio »), et ne la montez pas de façon à dénaturer son message.
Pour les droits patrimoniaux, je contrôle l’exploitation :
Je décide qui reproduit ou diffuse, via des licences précises. En France, toute cession doit être limitée et écrite (article L122-7), évitant que mes œuvres soient utilisées indéfiniment sans compensation… C’est normal. Il y a un savoir-faire à protéger, la vision d’artiste, le coût créatif (matériels, déplacements etc…)
Comment je me protège au quotidien ? J’utilise des outils simples mais efficaces. Par exemple, des watermarks discrets sur les previews (comme un tampon « propriété de @infini_horizon » pour dissuader les vols).
Je dépose parfois mes œuvres à l’INPI ou via une enveloppe Soleau pour prouver la date de création – pas obligatoire, mais utile en cas de litige. Pour les vidéos, j’intègre des métadonnées (comme des tags EXIF) qui tracent l’origine. Et internationalement ? La Convention de Berne me couvre automatiquement, mais je surveille via des outils comme Google Alerts pour détecter des usages non autorisés.
Un risque pour moi ? La contrefaçon, où quelqu’un utilise mes « droits d’auteur photo vidéo » sans payer. Ça peut être un site qui reposte sans crédit, ou une pub qui copie mon style. Les sanctions sont les mêmes que pour les clients (article L335-3 du CPI pour les pros), mais l’idée est d’éviter les conflits via des contrats clairs.
Pour renforcer ça, j’inclus dans mes contrats des clauses anti-vol : limitations d’usage, pénalités pour « infringements », et même des options d’exclusivité. Ça me permet de continuer à innover, comme explorer l’IA pour des edits, tout en protégeant mes originaux (un sujet émergent, mais restons factuels : l’IA « emprunte » souvent sans droits clairs)…
Voici une checklist pour les photographes/vidéastes (inspirée de ma pratique, à adapter) :
- Protégez à la source : Ajoutez watermarks et métadonnées.
- Contrats solides : Précisez cessions limitées (durée, supports).
- Surveillez : Utilisez des outils de tracking en ligne.
- Éduquez les clients : Expliquez les droits pour une collaboration fluide.
- Dépôts optionnels : Pour les œuvres clés, utilisez l’INPI.
- Restez à jour : Suivez les évolutions du CPI et de Berne.


